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 Homo homini lupus est [Lupus Dei]

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[aspectpersonnage id="110" nom="Ottilie Trühde" avatar="http://i68.tinypic.com/8y9i0p.jpg" url="fiche du personnage" author="Bigaboo#3733" authorurl="http://instant-h.forumactif.com/t42-ottilie-truhde-la-sorciere" titre="le rang du PNJ"]

Le temps était doux. Le soleil déjà haut dans le ciel illuminait déjà toute la ville tchèque sous les yeux accommodés de la jeune femme, accoudée à une rambarde à la fin d’une rue aux maisonnettes étroites et colorés. De là où elle était, une partie de Prague était à ses pieds, lui offrant ainsi une vue imprenable sur la cité. Les cloches sonnèrent le glas ; un enterrement avait lieu dans l’immense rotonde de Saint-Guy. Ottilie finit par quitter la petite balustrade sur laquelle elle était penchée, remonta la ruelle jusqu’à dépasser un petit tourniquet invalide. Elle se présenta aux côtés de la foule devant les portes de l’église, qui accueillait silencieusement la mort de deux jumeaux âgés d’une quarantaine d’années, retrouver défenestrés. Si l’affaire paraissait mystérieuse, pour Ottilie elle était claire ; ils n’avaient pas agi comme elle l’espérait, alors la mort les avait guettés jusqu’à leur fenêtre et, chacun à leur tour, étaient tombés et s’étaient écrasés sur les pavés du vieux quartier Juif. Personne ne pensait à l’implication de la belle blonde puisqu’après tout, leur rencontre avait été brève, elle qui se faisait passer pour une allemande, avec son accent du Rhin. Des runes à moitié effacées avaient toutefois été retrouvées sur leur corps, deux runes similaires en tout point. Mais d’aucun ignorait leur provenance.

« Dobrý den. » articulèrent rapidement les amis de la famille à l’intention des femmes et des parents des jumeaux qui s’installaient avant l’arrivée du corbillard. Le cortège prit place dans l’église : il y avait beaucoup, beaucoup de monde. Des policiers, des amis, des civils, des curieux. L’église était pleine à craquer. Ottilie se trouva une place dans les premiers rangs, le plus à gauche possible, appréciant la vue qu’elle avait sur les vitraux et le Jésus-Christ. Son habit de noir lui sied à merveille : c’était sa tenue préférée puisqu’elle la rendait d’autant plus sombre qu’attrayante. Un châle noir lui couvrait la poitrine et les épaules. La cérémonie passa. Ottilie portait de temps à autres un mouchoir au niveau des yeux, qui resta propre du début à la fin, pour imiter les plus sensibles. Elle se leva quand il fallait se relever et se rassit quand il fallait s’assoir. La messe passa et tous sortirent ; la jeune blonde en profita pour disparaître à ce moment dans une ombre. Elle avait eu le plaisir de voir cet enterrement ; ces deux policiers, ingrats tous les deux, l’avaient bien trop pris à la légère. Mais par-dessus tout, même si l’égo de la sorcière avait été meurtri, ils s’en étaient physiquement pris à elle. Et ça leur avait valu de mourir ; ils s’en étaient à peine aperçus, tant les pouvoirs de « l’allemande » s’étaient glissés dans leur veine, les paralysant instantanément.

La sorcière réapparut quelques jours plus tard devant les portes de l’église alors que des touristes s’agglutinaient cette fois pour passer. Elle resta un moment afin d’observer la devanture ; mais son réel intérêt était l’attente d’une personne, qui n’allait pas tarder. Toujours dans l’ombre de peur que le soleil lui vole la vedette, Ottilie patienta silencieusement. Elle était à la recherche d’un artefact qu’on lui avait volé et elle n’était pas fière. Depuis qu’une jeune idiote de magicienne l’avait faite sortir du conte, son athamé avait été soi-disant « perdu ». Connu pour sa capacité à aspirer le pouvoir ou désenchanter, l’objet avait de la valeur et ça, la sorcière souhaitait le récupérer. Il était particulier, d’une forme peu commune même pour un athamé. La personne finit par arriver. Il l’informa des situations dans la ville de Prague des créatures « nocturnes, fantômes, et autres » et s’en alla. La jeune magicienne, qui avait volé la sorcière, avait ensuite perdu l'objet dans des lieux mal famés où des personnages de toutes sortes auraient pu mettre la main dessus. Face à ça, la sorcière ne se montrait aucunement fatiguée, au contraire car ce jeu semblait lui plaire dans ce monde anodin.


Dernière édition par Bigaboo#3733 le Mar 18 Avr - 23:28, édité 1 fois
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[aspectpersonnage id="114" nom="Francesco Meliosa" avatar="http://i.imgur.com/6tMHTVM.gif" url="http://instant-h.forumactif.com/t55-lupus-dei-fiche-de#76" author="Schoucquel#0277" authorurl="http://instant-h.forumactif.com/t26-schoucquel-oh-come-on-finished" titre="Sauveur Fou"]

" Sachant que ce monde n'est qu'un songe de passage, mes colères s’apaisent en hiver sur la plage. Je savoure la beauté d'une nuit sans nuage, préfère tourner la page plutôt que radoté ." Passage d'une chanson qu'un jeune répétait à ses amis, s'extasiant devant la belle répétition de la syllabe "age" et de l'image retranscrite. Ironiquement, je me retrouve très bien dans ce vers, moi qui parcours l'Italie depuis maintenant des mois à apprendre à me contrôler , essayant de trouver mille et unes méthodes pour apaiser la bête sans sombrer dans une folie meurtrière le soir venu . Oui, ces derniers mois passer dans la froideur de la nuit à vivre une épopée cynique et bestiale ont été une vraie épreuve pour mon esprit d'humain, mais maintenant, je peux soupirer en paix, la bête et moi ne sommes presque plus qu'un, mais nous devon testé notre pacte . Mais pour ça l'Italie va devenir un lieu à risque surtout dans les alentours de Naples où on parle du retour des loups qui dévastent troupeau et attaquent les randonneurs, mes premières nuits furent agitées et j'ai dû faire une bavure ou deux . Un agneau ici, une vache-là, une randonneuse ... Oui je ne suis pas fière mais son âme ne sera pas usée en vain, elle servira pour la grandeur du Seigneur . Je me sers du réseau de l'église pour trouver un lieu plus propice pour un curé d'exercer et pour moi avoir un terrain de "jeu" assez grand pour pouvoir convertir les âmes perdues . Très vite une ville attire mon attention, Prague. Ah la République Tchèque, pays qui perdu en Europe Centrale, un carrefour pour nombre de pays et une ancienne capitale de la culture qui a brillé et a attiré nombre d'artistes . Puis j'ai entendu parler de cette Chapelle aux ossements, bien que le concept reste lugubre, j'admets que c'est une visite à faire dans ma vie . Je ne tarde pas à faire ma valise et à prendre un train, voyageant en Europe m'enfonçant en son centre, quittant le printemps italien pour rejoindre la douce chaleur de Prague .

Très vite, on m'accueillit à bras ouvert dans l'église de la capitale, il semblerait que l'évêque de Naples a loué ma personne dans les missives qu'il a envoyées. Bien ça me permet de m'intégrer plus rapidement avec mes paires . Je communique principalement en latin, car tous ne viennent pas d'Italie, je baragouine un peu d'Anglais, de Français, mais le Tchèque reste encore hors de porter, je prends néanmoins le temps d'étudier la langue, histoire que l'on souligne mon implication .

Depuis mon arrivé j'ai noté quelque chose de différent par rapport à Naples . L'odeur de la ville est plus remplie de ... Créatures. Pas une odeur ambiante humaine ou animale, non loin de là, ça ressemble au fumet des hommes et des animaux mais je note une réelle différence, certaines choses se cachent dans cette ville. J'admets que l'idée de rencontrer des aberrations telles que ces choses attisent ma curiosité . Lors de mes premières soirées, je visitai la ville comme je le pus, allant de toi en toi, m'engouffrant dans les ruelles, passant par les égouts. Emmagasinant dans ma tête une carte de l ville, les trajets possibles, les bonnes cachettes, les lieux ou faire des embuscades. Oui Prague et son dédale de bâtiments va être un véritable challenge pour moi mais aussi sera un terrain d'enraiement idéal . J'ai peu donné dans le milieu urbain .

Dès mes première nuit, je vis depuis les auteurs un groupe d'individus qui empestaient . Ils sont humains pas le moindre doute avec ça cependant ils ont tous cette odeur de fermentation sur eux. Et pas que ... Souffre, ammoniaque. Ses hommes n'ont pas la tête de chimistes amateurs non, loin de là si je me souviens bien de mon rituel, c'est des éléments qu'on utilise pour pratiquer invocation et autre joyeuseté . Je me laisse un soir glisser des toits pour venir voir leur tanière qui se trouve dans les égoûts, dans une parties qu'ils ont muré eux même et qui n'est accessible que depuis la cave d'un vieille immeublle, je m'infiltre dedans , me laissant baigner par l'odeur humide et nacrée . Jusqu'à arriver dans un sous-sol aménagé . Ici, plus de couloirs étriqués, mais une seule et grande salle avec nombre d'autels et de petites tables pleines de fioles fumantes . Dur de dire ... Payens ou juste sorcier ? Peut-être des alchimistes . Je me colle à la paroi telle une araignée, me déplaçant avec furtivité . Trouvant un point en hauteur pour y trouver quelque chose d'intéressant. Et honnêtement ... Rien e semble particulièrement fou . Les fioles pues, les tables sont pleines de choses, soit en décomposition, soit insignifiante . Quand soudain un bijou sur un petit promontoire me semble différend ... Il est simple et en cuir mais pourquoi le poser autant en évidence, c'est presque si on me suppliait de le prendre et je ressens une forte attraction à ce bijou. Je me faufile, laissant juste mon odeur canine flottée dans l'air pour subitement me laisser tomber dans un fracas qui était inévitable.La foule se tourne et voit un monstre se saisir du bijou certain recules de peurs, mais d'autres s'avancent, attrapât dagues et autres armes, eux, ils n'ont pas peur, pire que ça, ils sont prêts à se battre . Je me doute que je n'aie pas la moindre chance face à une horde d'hommes et de femmes fanatiques. Je charge pour pousser les premiers et m'élancer en un bond vers la sortie, trop court, mais le second m'y amène sans soucis cette fois . La fuite s'engagea alors, une course-poursuite, une traque qui me conduit au bout de la nuit, ces gens semblaient persistants, trop pour un simple bracelet. Je vais devoir étudier la chose ... Mais plus tard .


Le lendemain des sueurs froides apparurent dans mon dos quand je vis un duo de personne qui me rappelais quelque chose... Oui j'aurais juré les avoir vus lors de mon escapade d'hier, mais ils étaient plus ... Vivant . Je sors de l'église en sueur et vais me cacher dans mon logement non loin de l'église. Je me rends compte que ces gens sont morts, car ils sont sortis pour me retrouver mais, pourquoi les avoir tué alors? Ils avaient des ennemis ? À moins que quelqu'un essayât de me devancer . Je passai la nuit à étudier le bracelet et surtout à user de mon flair et à ma mémoire pour étudier les odeurs sur le bout de cuir . Et une ressort ... Oui une odeur féminine et délicate ... Je ne m'en étais pas rendu compte, mais le cuir en est imbibé. Oui ... Il me semble clair qu'une personne a porté cet amaté longtemps, très longtemps. Je reste perplexe ...Cela me semble dangereux de chercher la propriétaire de ce bracelet ... Mais ... Cela pourrait être une bonne idée pour m'enrichir de connaissance sur cette part du monde que l'on ignore et qu'on ne voit pas . Oui après tout ... Je ne crains personne pour le moment! Je suis le roi de cette ville .

Le lendemain après avoir travaillé à l'église je sors pour rentrer chez moi, attendant la nuit pour lancer la traque de la propriétaire . Mais ors d'un coup de vent ... Je sens... L'odeur ... Elle est là ! Dans la foule ... Mais qui est-elle ? Je dévisage chaque femme marchant à pas pressé dans la foule , bousculant certaine pour pouvoir les sentir de près puis je fais face à une femme . Elle ... N'est pas comme les autres, elle baigne dans une aura mystique, elle dégage cette sensation qui diffère du commun des mortels . Et surtout le vent m'amène la preuve final . C'est elle .

"Chère Enfant vous êtes en quête d'une relique perdue ... Mais celle-ci est tellement hors de porter ... Votre porté ."
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Elle, qui pensait que la ville était fortement ennuyeuse, parut comblée suite à cette entrevue brève mais intéressante. Quelques créatures, d’un potentiel certain, logeaient dans la capitale et dans sa banlieue campagnarde. Elle avait notamment appris qu’une sirène, une des descendantes indirectes de Scylla, séjournait dans un hôtel luxurieux mais également qu’un prêtre aux gênes lupins était de passage dans la cité. Si elle ne savait pas où se trouvait l’athamé, elle était certaine d’une chose : que la nuit à Prague pouvait être l’inverse du jour : très prometteuse. Elle se jura d’aller faire un tour dans l’une des tavernes étranges, disséminées un peu partout dans les caves ou les ruelles mal desservies. Elle en saurait davantage là-bas.

La nuit voila le paysage de son manteau d’étoiles : aucune lune n’était visible. Sans les lampadaires d’un style inconnu à la sorcière, elle n’y verrait rien dans les ruelles. Or, voilà l’un des bijoux du monde dans lequel elle était arrivée : la technologie. Aussitôt qu’elle comprit jusqu’à quel point un téléphone portable pouvait lui servir, elle en avait dérobé un et se l’était appropriée. Il lui avait fallu passer plusieurs fois dans l’une des boutiques lumineuses et presque vides d’articles pour comprendre le fonctionnement sans enchanter la chose. Depuis, la technologie et elle semblaient être de grandes amies. Elle trouva assez facilement, sans user de ses dons, le chemin de l’un des bars qu’elle convoitait depuis le matin devant l’église. Il y avait du monde encore à cette heure, ce qui l’étonnait toujours autant : dans les contes, les hommes femmes et enfants se refugiaient rapidement chez eux ou dans les auberges car la nuit était représentative de danger. Ici, ni le jour, ni la nuit, ne semblaient incommoder ces humains car à toute heure, la sorcière en croisait. Soudain, on lui parla. Elle ne rangea pas pour autant le téléphone qu’elle tenait dans la main, elle l’abaissa juste pour apercevoir celui qui s’était adressé à elle. Ottilie vit la croix qui pendait à son cou, le tenue qu’il abordait malgré le noir dominant. Etait-ce le lupin, dont on lui avait parlé ? Comment pouvait-il connaître l’objet de sa quête, sans ça ? L’inconnu agissait spontanément, de manière irraisonnée. Bien que la jeune femme était habillée simplement, comme une mortelle foulant ces terres – un haut bleu marine à manches longues, une veste marron, un pantalon d’un beige passé, avec de simples chaussures noires – elle n’en restait pas moins une sorcière aux talents définis par le narrateur qui avait souhaité qu’elle soit l’une des pires de son espèce dans les histoires qu’il contait. Mais outre ses talents nombreux en magie, celui qui était promue dans les contes était la comédie. Elle eut d’abord une mine déconfite. Plusieurs passants se retournaient quand ils frôlaient le duo : car l’homme d’église avait un visage drôlement menaçant, original. Il attirait bien plus les regards que cette « allemande », à la mine confuse, prenant visiblement l’homme pour un fou. Elle l’esquiva, lui frôlant la manche et se retourna rapidement pour l’entrevoir par-dessus son épaule. « Pauvre fou. » pensa-t-elle, un sourire aux lèvres, les yeux amusés. Elle disparut dans cette foule nocturne, le portable à la main.

Elle atterrit une dizaine de minutes plus tard dans une de ces ruelles perdues. D’habitudes, elle évitait les grands axes mais depuis cette rencontre fortuite, elle prit un malin plaisir à lui laisser une visibilité certaine sur les positions et les changements qu’elle prenait. Si l’homme d’église savait quelque chose, il viendrait de nouveau la chercher mordicus. Ottilie pénétra la taverne où elle venait récupérer les informations qu’elle espérait. Elle pressa le pas jusqu’au bar et commanda de l’eau citronnée, puis elle alla s’asseoir à une grande table parmi tant d’autres, se mêlant aux clients particuliers. Quelques minutes plus tard, un serveur aux plumes étrangement installés sur le haut de son crâne vint lui servir l’eau citronnée, qu’elle sirota doucement, les yeux  tantôt rivés sur les gens à qui elle parlait, tantôt fixant l’entrée du lieu. L’allemande était une blonde parmi les blondes ; son physique anodin n’émerveillait pas les gens, là n’était pas le but de son déguisement. Il fallait avant tout qu’elle s’infiltre pour obtenir des informations. Elle en eut quelques-uns, d’importances légers, jusqu’à ce qu’elle comprenne que l’athamé en question avait été volé une fois de plus. On lui posa des questions en retour, qu’elle envoya gentiment balader en déviant les conversations ou en y répondant à moitié. La simplicité de ses vêtements et son apparence avaient toutefois eu l’effet d’attiser les curiosités : elle était trop normale, parmi ces hommes et femmes communément appelés « monstres » dans les légendes des contrées voisines, dans les récits ou dans les faits. L’allemande, dont l’accent rappelait la Rhénanie-Palatinat, expliqua sa visite qu’en citant un poème d’Apollinaire sur la nuit Rhénane, accentuant les mots d’un air solennel « Ces fées aux cheveux verts qui incantent l’été ». Deux des voisins de table l’applaudirent modérément, amusés par l’explication succincte qu’elle venait de leur donner sur ses origines.

« Vous avez déjà vu le prêtre loup ? On m’en a parlé. » La plupart de ses interlocuteurs lui firent non et enchaînèrent la conversation sur les loups et en particulier, les loup-garous. Ils avaient de l’alcool dans le sang, ce qui facilitait peut-être la démarche d’Ottilie quant à récolter des informations sur le monde nocturne qui l’entourait. Ils rièrent car cette transformation, commune à une époque, était désormais devancée par la caricature que se faisaient les humains des vampires. La conversation s’axa par la suite sur d’autres voisins de table, aussi blancs que des linceuls, que seule la mort aurait pu peindre ainsi. Ottilie n’appréciait pas particulièrement les créatures vampiriques car les vampires avaient une facheuse tendance à sous-estimer les sorciers et les sorcières en leur dévoilant les crocs facilement « Comme beaucoup », pensa-t-elle. Quand elle eut terminé son eau, elle se releva pour en chercher un autre et salua les compagnons. Elle décida ainsi de changer de tables et se posa quelques moments au bar, accoudée dans l’attente d’un nouveau verre. Son ouïe fut attirée par une conversation discrète dans ces cris et ces rires tant les deux protagonistes cherchaient à se dissimuler, rapprochés. Ottilie sortit de son sac un stylo et prit une feuille, sur laquelle elle dessina une rune rapide et pratique. Elle n’entendit rien de leur conversion mais les aborda une fois qu’elle eut terminé le dessin qu’elle cacha dans sa paume. Les deux femmes la regardèrent méfiantes, Ottilie parât le malaise en se présentant  rapidement comme plus tôt. Leurs mains se serrèrent. La sorcière sourit. « Avez-vous entendu parlé d’un athamé ? » Langue déliée par la question – mais surtout par la poignée de main – les deux personnes se mirent à parler à la sorcière avec autant de méfiance qu’avant ; sauf que cette fois, elles incluaient la grande blonde dans leur discussion. Une fois que cela fut terminé, la sorcière des contes de fée les remercia et rangea le bout de papier dans sa poche. Elles ne se souviendront ni de cette conversation, ni de l’allemande aux yeux d’un gris passé.
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